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Des outils désormais accessibles à tous

Pourtant, outre les réseaux sociaux, tous les outils qu'utilisent les grandes enseignes, mais qui n'étaient pas jusqu'à présent accessibles au commerce de proximité, deviennent envisageables dès lors que l'on dispose d'une connexion et d'un site Internet : développement d'un fichier client, envoi d'emails promotionnels, ciblage des clients du quartier via Facebook®, campagne de SMS ciblés auprès des clients... "Tous les outils numériques, y compris le Click & Collect, ont en définitive pour intérêt de faire venir les clients en boutique et d'augmenter la visibilité d'un commerce dans son quartier", remarque Jonathan Chelet, cofondateur avec Maxime Bedon de Petitscommerces.

Le numérique offre aux petits commerçants des services qui n'existent peut-être aujourd'hui que chez les plus grands (logistique, fidélisation) et leur permet d'étendre leur visibilité auprès de la clientèle du quartier, ou d'ailleurs. Et c'est le meilleur moyen de contrer les géants de la livraison en ligne, puisque le client s'aperçoit qu'il peut trouver le produit dont il a besoin en bas de chez lui ! "Aujourd'hui, le commerçant a des outils à sa disposition, il faut qu'il s'en saisisse. Ce n'est qu'une fois qu'il se les sera appropriés qu'il pourra envisager de recourir au Click & Collect ou ouvrir un site d'e-commerce. Il ne faut surtout pas brûler les étapes !", conclut Maxime Bedon.

Témoignage

"Les réseaux sociaux, pour moi, c'est essentiel ! Un commerce aujourd'hui ne peut pas survivre sans"

C'est dès l'ouverture de sa boutique que Charlène Bouy a fait le choix de ne pas avoir de site Internet. En revanche, elle a investi beaucoup d'énergie dans les réseaux sociaux. "J'ai créé une page Facebook, aujourd'hui consultée par les clients du quartier qui nous connaissent déjà, et un compte Instagram, sur lequel j'ai 1 444 followers", annonce-t-elle. Elle a aussi un compte Instagram qui a été le plus remarqué par les étudiants du Contrat de qualification professionnel de fromagerie, à Paris. "Sur Instagram, on peut mettre des photos plus rigolotes et faire preuve d'humour. Mon mot d'ordre, c'est "on se détend, c'est du fromage !"", s'amuse-t-elle.

D'où un management tout aussi décontracté : "Nous travaillons en jean et baskets, pas en noeud papillon. C'est du fromage, il faut que cela reste détendu." Son compte Instagram lui amène une clientèle internationale et a été repéré par des influenceurs et des blogueurs, qui parlent de sa boutique ! "Nous avons même été invités à faire le buffet de fromages de la soirée spéciale influenceurs du CNIEL, l'interprofession de la filière laitière", souligne-t-elle.

En fait, pour Charlène les réseaux sociaux, c'est la meilleure des publicités. Lorsqu'elle poste les photos des nouveaux produits, les clients les voient et viennent en magasin pour les acheter. Chaque dimanche soir et le lundi, pendant les horaires de fermeture, elle reçoit 4 ou 5 commandes via Messenger ou la messagerie d'Instagram. En octobre, lorsque qu'elle a posté ses cagettes de fromage à raclette, cela a tellement donné envie aux gens que depuis, cela n'a pas arrêté !

Raison sociale : Charlicot

Activité : fromagerie, cave à vin

Siège social : Paris, XIe

Création : décembre 2015

Dirigeant : Charlène Bouy, 36 ans

Effectif : 3 personnes

CA 2017 : 340 K€ (+20 % par an)

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Delphine Goater

Julien van der Feer,<br/>rédacteur en chef Julien van der Feer,
rédacteur en chef

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