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DossierCommerce : vivre et vendre après la Covid-19

Publié par Julien Ruffet le

7 - Témoignages

"Je ne pense pas que j'aurais pu m'en sortir seule. Il y aurait eu des documents comptables que je n'aurais pas été capable de fournir."

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"Avec le PGE, sauf surprises dans les prochains mois, cela devrait suffire."

Comme beaucoup, Carole Berger a subi un "grand choc psychologique" au début du confinement. Mais elle n'a mis que deux jours à s'en remettre suffisamment pour rechercher les dispositifs aptes à aider son entreprise. "J'ai regardé sur le site du gouvernement, et j'ai monté un dossier pour le fonds de solidarité.", explique-t-elle. Hélas, cette première demande, auprès de la DGFIP, n'aboutit pas.

Carole Berger persévère et, fin mars, puis à nouveau en avril, après que le processus ait été simplifié, elle perçoit deux versements du fonds de solidarité. 3 000 € qui sont les bienvenus. "Ça m'a permis de garder mon entreprise à flot, affirme la gérante du salon de coiffure Océane. J'ai pu payer mes fournisseurs, certains emprunts, et mes charges fixes." Elle ne s'arrête pas là, et négocie également un report d'emprunt avec sa banque. "Et j'ai aussi fait une demande pour garde d'enfant, qui m'a permis de gagner de quoi vivre - environ 300 € par mois.", complète-t-elle.

Quant à l'après-confinement, Carole Berger l'a préparé avec un PGE. "J'ai fait la demande début mai, cela m'a pris deux-trois jours pour monter le dossier, et une semaine après j'ai touché l'argent demandé, calculé par mon comptable en fonction de mes besoins et moyens, pour que ma trésorerie soit maintenue sur les six mois à venir." Car l'entrepreneuse a travaillé en collaboration avec sa banquière et son comptable. "Je ne pense pas que j'aurais pu m'en sortir seule. Il y aurait eu des documents comptables que je n'aurais pas été capable de fournir." L'aide la plus précieuse est peut-être celle de professionnels à l'écoute.

Repères

Raison sociale Salon Océane

Activité Salon de coiffure

Siège social La Mothe-Saint-Héray (Deux-Sèvres)

Date de création Mai 2000

Gérante Carole Berger, 43 ans

Effectif 1 personne

CA NC

"Cela nous a permis de tester la logistique du Drive local et cela fonctionne très bien."

Stéphane Mansuy, associé gérant de L'apéritif français à Aix-en-Provence, est référencé sur le Drive local depuis la fin du confinement, le 11 mai. Cherchant avec son associé, Pierre Naal, une solution de vente en ligne pour compléter le développement de leur point de vente, il a rencontré les deux associés de la start-up aixoise et s'est aperçu que leurs démarches étaient complémentaires. "Nous proposons une vingtaine d'apéro-bag (tote bag avec sélection de produits régionaux)", explique Stéphane Mansuy. Cette offre complémentaire est encore en période de lancement, mais rencontre un succès plutôt prometteur. "Cela nous a permis de tester la logistique du Drive local et cela fonctionne très bien. Grâce au référencement, nous rencontrons de nouveaux clients."

Repères

Raison sociale SAS L'apéritif français

Activité Épicerie apéritive

Siège social Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)

Création Mai 2019

Gérants Pierre Naal, 47 ans et Stéphane Mansuy, 47 ans

Effectif 3 personnes

CA 2019 200 k€

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