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L'UPA fait entendre sa voix à l'approche des présidentielles

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Organisé à la veille d'échéances électorales, le congrès national de l'UPA a permis d'interpeller le personnel politique sur les priorités des TPE. Certaines propositions, comme la création d'un fonds de financement ou la pérennisation de la médiation du crédit, ont des chances d'aboutir.

Le dialogue social est au goût du jour. Et ça n’est pas pour déplaire à Jean Lardin, président de l’Union professionnelle artisanale (UPA), qui a profité de son congrès national, le 20 octobre, pour formuler 28 propositions pour 2012 et interpeller le Premier ministre, François Fillon, invité d’honneur de cette journée. Parmi cet arsenal de mesures, quatre d’entre elles ont toutes leurs chances d’aboutir selon le président de l’UPA. En premier lieu, la mise en œuvre d’un fonds de financement de l’artisanat et du commerce de proximité dédié à la création, à la reprise et à la modernisation des entreprises. « Nous travaillons sur ce projet depuis plusieurs mois. Ces fonds existent déjà dans quelques départements. Il s’agit donc de les mettre en place à l’échelle nationale car il est fondamental d’organiser la transmission des entreprises et d’accompagner les dirigeants dans le développement de leur société », explique Jean Lardin.

Toujours dans cet esprit de refonte des dispositifs, l’UPA suggère d’inscrire dans la Constitution un principe appelé "Penser aux petites entreprises d’abord" dont le but est, notamment, d’alléger le coût du travail et de pérenniser la médiation du crédit. « Ce dispositif a fait ses preuves et c’est le seul gendarme à pouvoir, aujourd’hui, dénoncer les mauvaises pratiques des institutions bancaires », affirme le président de l’UPA. Les commerçants placent aussi en haut de leur liste de propositions une amélioration du système éducatif. « Nous ne sommes pas les seuls à le souhaiter puisque les enseignants eux-mêmes réclament une refonte du système et une meilleure orientation des jeunes », poursuit-il.

Si les professionnels sont optimistes, ils ne restent pas moins méfiants quant à une éventuelle remise en question du taux de TVA réduit dans la restauration. La priorité du gouvernement étant l’assainissement des finances publiques. Un point sur lequel l’UPA, ainsi que les autres organisations patronales, sont très vigilantes.