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Extinction nocturne des commerces, une idée lumineuse ?

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Le gouvernement s'apprête à publier un arrêté obligeant, à compter du 1er juillet, les commerces à éteindre leurs lumières d'une heure à six heures du matin. L'Union du grand commerce de centre-ville et la CGPME demandent des aménagements.

Extinction nocturne des commerces, une idée lumineuse ?

Une extinction des feux des commerces après une heure du matin. C'est ce qu'envisage le gouvernement, qui souhaite publier un arrêté et interdire l'éclairage nocturne des façades, vitrines commerciales et des intérieurs de bâtiments visibles de l'extérieur. Cette mesure, qui devrait être appliquée à compter du 1er juillet 2012, a pour objectif d’économiser l’équivalent de la consommation électrique de 260 000 ménages.

Une idée lumineuse, selon France nature environnement (FNE). Pour Maryse Arditi, responsable du réseau Énergie de FNE, « c’est une mesure de bon sens que nous saluons et nous espérons que d’ici sa publication, l’arrêté ne sera pas vidé de sa substance. » Et d’ajouter : « On est à la limite de la provocation lorsqu’on demande aux Français de faire des efforts importants d’économie d’énergie et qu’on leur donne à voir des immeubles vides et des commerces éclairés comme des sapins de Noël en plein milieu de la nuit. »

Les commerçants veulent des aménagements

La CGPME suggère de son côté que tout établissement ayant une activité nocturne et poursuivant donc son activité au-delà d'une heure du matin conserve son éclairage habituel, dans la limite d'une heure après sa fermeture. Les commerçants dénoncent eux aussi l'imposition d'un couvre-feu et réclament des aménagements pour certaines zones géographiques ou à certaines périodes, comme au moment de Noël. « On a demandé que cette réglementation, qui s'applique sur tout le territoire, soit modulée et qu'il y ait une marge d'appréciation locale en fonction des événements », comme la Nuit blanche à Paris ou la Fête de la lumière à Lyon, a indiqué à l'AFP Claude Boulle, président exécutif de l'UCV, l'Union du grand commerce de centre-ville. Les professionnels attendent donc que le gouvernement fasse la pleine lumière sur cette décision.