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Désertification des centres-villes: pas de résultats probants malgré les efforts du gouvernement

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Après avoir mené plusieurs actions pour revitaliser les commerces dans les centres-villes, Martine Pinville estime que les résultats ne sont toujours pas satisfaisants. Elle invite les élus à transférer leur droit de préemption à un opérateur public pour trouver un repreneur.

Désertification des centres-villes: pas de résultats probants malgré les efforts du gouvernement

La crise des centres-villes est indéniable. Même la secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation, Martine Pinville, ne le nie pas. Invitée d'honneur des États généraux du commerce organisés à Bercy par le Conseil du commerce de France mardi 08 mars 2016, Martine Pinville est revenue sur les outils mis en place pour enrayer ce phénomène.

"Il est encore trop tôt pour dresser un bilan du contrat de revitalisation qui permet depuis juillet 2015 aux collectivités de déléguer leur droit de préemption à d'autres opérateurs publics (société d'économie mixte, intercommunalité...) pour acquérir les murs, les baux et les fonds de commerce afin d'y installer des activités utiles aux habitants. Mais les résultats ne sont pour l'instant pas satisfaisants. Les élus locaux ne se saisissent pas suffisamment de cet outil", constate la secrétaire d'État.

Martine Pinville attend donc beaucoup de la mission lancée en février 2016 pour revitaliser les commerces en centre-ville. Les résultats de cette mission, confiée à l'Inspection Générale des Finances et au Conseil général de l'environnement et du développement durable, seront rendus au plus tard en juin 2016. Une analyse comparative avec des pays étrangers sera réalisée pour partager les bonnes pratiques.

La crise des centres-villes en chiffres

Selon une étude de la Fédération Procos publiée en juin 2015, la vacance commerciale a de nouveau progressé dans les centres-villes, en 2014, pour atteindre en moyenne 8,5 % de leur parc de locaux commerciaux. Elle s'élevait à 7,8 % en 2013 et à 7,2 % en 2012.

Un phénomène qui concerne globalement toutes les villes. Quarante centres-villes bénéficiaient d'une situation très favorable en 2013, avec un taux de vacance commerciale inférieur à 5 %. Ils ne sont plus que 22 dans ce cas en 2014, soit près de deux fois moins.

À l'autre extrémité, 45 centres-villes présentaient une situation très défavorable en 2013, avec un taux de vacance commerciale supérieur à 10 %. Ils sont 65 dans ce cas en 2014 (soit un tiers des centres-villes observés).