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Présidentielle 2017 : le programme complet d'Emmanuel Macron pour les TPE et PME

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Formation

Pour le politicien, le milieu de la formation est miné par des conflits d'intérêts. Emmanuel Macron a suggéré une réorganisation afin de proposer aux chômeurs un suivi sur la durée et contextualisé à leur situation. Lors d'une inscription dans une agence Pôle Emploi, le candidat suggère que soit effectué pour le demandeur d'emploi un bilan de compétences dans les quinze jours suivant l'ouverture d'un dossier. Le chômeur recevra par la suite des propositions liées à son niveau de qualification et indexées sur son salaire le plus récent. Si l'offre est suffisante (pas moins de 20 à 25 % de l'ancien salaire pratiqué pour un emploi correspondant aux qualifications), le demandeur d'emploi ne pourra pas refuser plus de deux fois, au risque de voir ses indemnités coupées.

L'ancien ministre a mis l'accent plus particulièrement dans son programme sur la formation des chômeurs de longue durée et des jeunes sans qualification pour qui il propose un plan d'investissement de 15 milliards d'euros, extraits de son plan d'investissement pour la France de 50 milliards d'euros en tout.

Son projet en toile de fond : "restaurer l'esprit de conquête français pour faire réussir les classes moyennes". Il a indiqué vouloir que la relation avec le prestataire de l'organisme de formation soit direct avec le salarié qui souhaite se former. Les montants accordés seront adaptés aux besoins de qualification : plus le besoin est élevé, plus les droits ouverts seront importants. La contribution actuelle à la formation sera convertie en droits individuels pour les actifs.

Pour garantir la probité des organismes de formation, Emmanuel Macron souhaite créer une norme de conformité sous la forme d'une labellisation et obliger les organismes à afficher leurs performances.

Il veut aussi faire converger les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, et impliquer les branches professionnelles dans la définition des programmes et l'organisation des formation.

Le leader d'En Marche entend aider les TPE et PME à réussir leur transformation numérique. Ainsi, celles qui s'engageront dans des transformations ambitieuses "exigeant de conduire sur une période de temps limitée une requalification de leurs salariés" bénéficieront d'un "accès privilégié" à la formation professionnelle.

Enfin, Emmanuel Macron veut renforcer le lien entre école et l'entreprise en aidant les chefs d'établissement à constituer un réseau d'employeurs de proximité, "en particulier au sein des anciens élèves, autour du collège ou du lycée susceptible d'offrir des débouchés professionnels aux jeunes qui y étudient."

Dialogue social

Emmanuel Macron souhaite aller plus loin que la loi El Khomri. Le Code du travail définira un socle de droits et de règles (durée légale du travail, salaire minimum, égalité professionnelle...) qui s'imposera aux entreprises. Mais, au-delà, la primauté sera donnée aux accords d'entreprise sur les accords de branche. Au final, c'est uniquement à défaut d'accord d'entreprise que la branche interviendra. Parallèlement, le candidat veut réduire fortement le nombre de branches pour, au final, en avoir entre cinquante et cent.

Il veut aussi mettre en place une instance unique de représentation reprenant l'ensemble des attributions des comités d'entreprises, délégués du personnel et CHSCT dans toutes les sociétés (TPE, PME, ETI et grand groupe), sauf accord d'entreprise visant à maintenir les instances existantes ou en créer de nouvelles.

Emmanuel Macron souhaite renforcer la formation des représentants des salariés aussi bien au niveau du droit social que sur la gestion d'une entreprise. L'objectif : que syndicats et employeurs parviennent "à mieux se comprendre et aboutir à des solutions communes plutôt que de confronter des positions stériles." Il entend également encourager l'engagement syndical et lutter contre les discriminations des syndiqués.

Parité

Emmanuel Macron s'est engagé en faveur de la parité hommes/femmes au sein des entreprises. Il demande que la parité des salaires soit respectée et souhaite que les femmes soient encouragées à concilier vie professionnelle et familiale. Notamment les femmes chefs d'entreprise, indépendantes et en profession libérale. Pour cela, il propose la mise en place d'un congé maternité unique quelque soit le statut avec un alignement sur le régime le plus avantageux, afin de creuser l'écart entre indépendantes et salariées.