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Le Conseil du Commerce de France interpelle les candidats sur l'avenir du commerce

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À l'approche des échéances électorales, le CdCF interpelle les candidats sur la nécessité d'accompagner la triple révolution technologique que vit actuellement le commerce. L'organisation réclame une équité fiscale entre les différents acteurs du commerce et une réduction du coût du travail.

Le Conseil du Commerce de France interpelle les candidats sur l'avenir du commerce

À un peu plus de deux mois des élections présidentielles, le Conseil du commerce de France (CdCF) ne pouvait faire autrement que d'interpeller les candidats sur les risques qui pèsent sur le commerce. "Le commerce aussi connait une profonde évolution technologique et de plus en plus d'emplois sont menacés", s'inquiète William G. Koeberlé, président du CdCF depuis juin 2016.

Cette révolution technologique qui menace l'emploi est triple: le développement du e-commerce (40% produits culturels, 15% textile, 5% pour les cosmétiques), la numérisation des données de l'ensemble des process des entreprises (factures, commandes inventaires, encaissements), ainsi que la robotisation des tâches, qui malgré un investissement important, fait se rejoindre le coût horaire d'un entrepôt automatisé et celui de l'heure humaine travaillée.

Une équité fiscale

Les propositions s'articulent autour de 3 axes :

- le développement équilibré de toutes les formes de commerce grâce, notamment, à une équité fiscale entre les différents acteurs du commerce (remplacement de la fiscalité locale assise sur les surfaces de vente par une fiscalité assise sur la valeur ajoutée - via la CVAE, et/ou la vente, via la TVA), un allègement du droit de l'urbanisme commercial pour la rénovation du parc existant, la création d'un crédit d'impôt investissement numérique pour accompagner la digitalisation du commerce, la libéralisation de l'ouverture dominicale des commerces.

- l'emploi et la formation en alternance, avec la réduction du coût du travail (exonération de charges pour les bas salaires, "barémisation" des allégements de charges, doublement de seuils sociaux), la valorisation de l'alternance (stabilisation du système de financement, exonération de charges sociales pour tous les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, extension du crédit d'impôt apprentissage au contrat de professionnalisation), et le soutien à la reprise d'entreprise par les salariés.

- la simplification de la vie des commerçants, avec notamment la simplification du droit du travail (dont temps partiel, accords majoritaires, compte pénibilité...), l'obligation de réaliser des études d'impact avant l'adoption de nouvelles normes ou encore la valorisation des bonnes pratiques au travers d'une fiscalité incitative.