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[Étude de cas] Des pulls, des chèvres et des réseaux sociaux

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Pour communiquer sur ses vêtements en cachemire, l'entreprise Hircus, qui dispose de deux points de vente à Paris, utilise à plein les opportunités offertes par les réseaux sociaux, notamment Instagram. Découverte d'une stratégie connectée.

[Étude de cas] Des pulls, des chèvres et des réseaux sociaux

Un élevage de chèvres, dans les montagnes de Mongolie­, à plus de 2 000 mètres d'altitude. C'est là que, début 2015, se sont rendus Jean-Nicolas Payart et Louis-Erard Bataille, à la tête de deux boutiques de cachemires à Paris, pour contrôler l'origine de leur laine et s'assurer de la santé des animaux. Photo à l'appui sur Facebook.

"Nous, avec des petites chèvres : c'était amusant et cela montre Hircus [le nom de l'entreprise, NDLR] de l'intérieur", témoigne Louis-Erard Bataille. Une photo similaire habille désormais la page d'accueil de leur site.

Une publication qui ne doit rien au hasard. La marque, ancien pure player, a bien compris l'intérêt d'une telle démarche. "Notre concept est basé sur plusieurs piliers, notamment la transparence : sur la matière, la production, les marges, explique l'entrepreneur. La com­mu­ni­ca­tion est très importante pour montrer aux clients ce qu'il y a derrière la marque, à travers, par exemple, des reportages, des photos de produits qui nous ont inspirés, de nos shootings..."

Voilà ­ pourquoi, notamment, Hircus a choisi d'être présente sur pas moins de cinq réseaux sociaux : Facebook, Twitter­, Google+, Pinterest et ­ Instagram. Un lieu pour montrer les vêtements, communiquer sur les actualités des boutiques ou encore, de façon plus ponctuelle, échanger avec les internautes pour optimiser la gamme de produits.

Ainsi, pour la sortie d'un manteau en cachemire, les abonnés ont été associés très en amont du projet, et interrogés sur leur conception de la pièce idéale.

Envers du décor

En la matière, "Facebook a longtemps été le plus pertinent mais Instagram est en train de le dépasser", relate Louis-Erard Bataille. La raison ? L'émergence sur Instagram­ des "stories", qui offrent la possibilité de montrer des photos vouées à disparaître au bout de 24 heures.

Depuis, le fonda­teur s'en donne à coeur joie, "plusieurs fois par jour", pour partager avec ses abonnés son univers, son quotidien, l'envers du décor. "Il y a davantage d'interactions, on fournit plus de contenus, remarque-t-il. Si une photo n'est pas ultra quali [sur son site web, les photos sont particulièrement soignées, NDLR], elle va dispa­raî­tre. On voit un réel intérêt des clients qui posent des questions sur les modèles montrés dans les stories."

Par ailleurs, les trois autres réseaux sociaux sont un peu moins utilisés.

Au total, cette démarche de commu­ni­ca­tion numérique nécessite plusieurs jours de travail­ cumulés par mois, et plus de 10 000 euros par an de dépenses, séances photo incluses. Elle est complétée par des actions telles que des ­partenariats avec des marques ou des interventions pour raconter l'aventure entrepreneuriale ­d'Hircus.

Le bilan est jugé positif. "L'idée, c'est de continuer", confie le dirigeant qui souhaite démultiplier les contenus, le temps passé, le budget consacré, et orchestrer davantage de shootings. Il songe aussi à développer la vidéo. Avec ou sans chèvres...

Repères

Raison sociale : SAS Hircus
Activité : vente de cachemires haut de gamme
Siège social : Paris (VIIe arrondissement) - les boutiques se trouvent dans les IIIe et Xe arrondissements
Date de création : avril 2014 - ouverture des boutiques en septembre 2015 et septembre 2016
Dirigeants : Jean-Nicolas Payart, président, 28 ans, et Louis-Erard Bataille, dg, 28 ans
Effectif : 6 personnes (5 ETP)
CA 2016 : 550 k€ / CA 2017 : 700 k€ (prévisionnel)
Site Web : Hircus