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Franchise : quelle enveloppe budgétaire faut-il prévoir ?

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Élevé, le niveau d'investissement requis pour entrer en franchise représente parfois un frein. Mais il se justifie par l'apport du concept, du savoir-faire et par l'accompagnement du franchisé pendant toute la durée du contrat. Le point sur la nature des coûts.

Franchise : quelle enveloppe budgétaire faut-il prévoir ?

En se lançant en franchise, le créateur d'entreprise en adopte les recettes. Le but ? Démarrer plus rapidement et, a priori, limiter les risques d'échec. Néanmoins, ces avantages ne sont pas sans contrepartie financière.

Premier élément à prendre en compte : l'enveloppe budgétaire pour entrer dans un réseau. Elle dépend en grande partie des exigences du franchiseur, mais elle varie également selon les secteurs d'activité. Par exemple, le montant global de l'investissement est plus élevé pour l'acquisition d'un fonds de commerce que pour créer une activité de prestations de services, comme une franchise de services à la personne. À l'inverse, l'apport personnel exigé est plus important dans les enseignes de service.

Droit d'entrée : le sésame du réseau

Chantal Zimmer, ­déléguée générale de la Fédération française de la franchise (FFF), ­recommande aux futurs franchisés " de bien faire le lien entre leur capacité d'investissement et le secteur d'activité choisi ". Dans tous les cas, les principaux postes de ­dépenses sont : le droit ­d'entrée, les redevances, le pas-de-porte, les aménagements, etc.

Aussi appelé "redevance initiale forfaitaire", le droit d'entrée correspond, d'une part, au droit d'accès au réseau et, d'autre part, au paiement des frais engagés par le franchiseur pour recruter le franchisé, comme la publicité. Il couvre ainsi une fraction des bénéfices que le réseau aurait pu réaliser s'il ne vous avait pas délégué l'exploitation de son enseigne, ainsi qu'une part des investissements ­dédiés à la création du concept et, enfin, les dépenses en ­formation.

Le montant du droit d'entrée peut considérablement varier : certains réseaux n'en faisant pas payer, quand d'autres demandent 30 000 euros, voire plus... Il n'y a pas de règle, l'appréciation se faisant au cas par cas. Néanmoins, le montant doit être justifié par la rentabilité du concept. Les réseaux matures sont ainsi souvent plus chers que les jeunes pousses mais, au sein de ces dernières, vous ne bénéficiez pas d'une méthode éprouvée. " Attention aux réseaux qui ont besoin d'encaisser des droits d'entrée pour se développer. Cela révèle des lacunes dans leur stratégie de recrutement et de développement ", ­prévient Bernard Tardy, gérant de RBC Conseil, consultant en franchise.