Un médiateur au secours du crédit

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Face au risque d'assèchement du crédit provoqué par la crise, des médiateurs ont été nommés par l'Etat pour soutenir les professionnels en difficulté. Leur mission: s'assurer que les banques ne ferment pas le robinet.

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René Ricol chapeaute le dispositif de médiation du crédit au niveau national

René Ricol chapeaute le dispositif de médiation du crédit au niveau national

Les premiers chiffres parlent deux-mêmes: en 7 jours, 3 000 demandes sont parvenues aux médiateurs du crédit. Le dispositif confié à René Ricol, expert-comptable impliqué depuis 15 ans dans les travaux gouvernementaux en faveur des entreprises et de l emploi, tourne à plein régime depuis sa mise en place, le 14 novembre. Preuve, s'il en fallait, que les entrepreneurs comptent parmi les victimes collatérales de la crise financière, qui a conduit certaines banques à restreindre l'accès au crédit. Un phénomène déjà subi par 12% des TPE d'après le baromètre Fiducial-Ifop de novembre.

Destiné à toutes les entreprises en mal de trésorerie, ce dispositif intervient lorsqu aucune solution n'a pu être trouvée auprès de la banque incriminée ou d'Oséo, l'établissement public d'aide au financement. Suivant un processus précis, chaque saisine commence par la constitution d'un dossier (disponible sur le site www.mediateurducredit.fr et en préfecture), lequel est ensuite envoyé par courrier postal ou électronique. La banque concernée est informée en temps réel de la démarche du demandeur et dispose alors de 5 jours ouvrés pour revoir sa position ou la motiver. Dans le cas où, à l'issue de cette étape, la situation reste problématique, un médiateur départemental intervient. Ainsi, sur les 3 000 dossiers envoyés la première semaine, 640 sont partis en médiation. Ces contrôles vont permettre de veiller à l'application de l'engagement pris par les établissements financiers envers le gouvernement, le 12 novembre, dans le cadre du plan de financement de l'économie. Le but de cet accord? Maintenir, pour chaque entreprise, le montant de l'encours global sans demander de garanties personnelles supplémentaires, sauf situation exceptionnelle le justifiant. Interviewé sur Europe 1 le 10 novembre, René Ricol rappelait que «si les banquiers jouent le jeu (...), nous éviterons une large partie de la crise écono- mique». Parallèlement, des négociations vont être entreprises avec les assureurs-crédit pour qu'ils continuent d'offrir les assurances dont les professionnels ont besoin pour obtenir des financements.

AGATHE JAFFREDO

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