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Trop d'impôts tuent l'emploi

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Le Conseil du commerce de France a alerté les pouvoirs publics sur une pression fiscale de plus en plus pesante, qui pourrait obérer les résultats du secteur.

L'augmentation de la fiscalité inquiète les commerçants. Réunis début mars lors des états généraux du commerce, organisés par le Conseil du commerce de France (CDCF), les professionnels ont tiré la sonnette d'alarme. « Le commerce est un « dynamiseur» local, au plus proche des, collectivités, mais, avec une fiscalité exponentielle », a expliqué Gérard Atlan, président du CDCF, lors de son discours d'ouverture. «Aujourd'hui, il fait quasiment jeu égal avec l'industrie: 10 % du PIB et 3,3 millions d'actifs, dont 3 millions de salariés. Il enregistre pourtant une pression fiscale de plus en plus forte», détaille le Livre Blanc Commerce et Fiscalité de la fédération, présenté pour l'occasion. Lequel pointe du doigt la taxe foncière (+ 20 % de 2004 à 2009 dans une trentaine de villes françaises avec une mention particulière pour Paris et sa hausse de 65,49 %), la contribution économique territoriale et la taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE).

«De 2000 à 2007, hors impôts sur les sociétés, le total des prélèvements a ainsi augmenté de 66 %, la valeur ajoutée de 40 % et le chiffre d'affaires de 31 % », rapporte le document qui dénonce le fait que la hausse de la fiscalité soit déconnectée de la progression du chiffre d'affaires. Conséquence directe? Les professionnels craignent que ces nouvelles taxes n'impactent directement la capacité des commerces à créer de l'emploi.

@ FOTOLIA/ALEXANDRA

Le cas de la TLPE examiné par le gouvernement

Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat chargé du commerce et de l'artisanat, invité d'honneur de ces états généraux, s'est engagé à étudier le Livre Blanc avec attention. Le secteur « est pourvoyeur d'emplois puisqu'un jeune de moins de 24 ans sur quatre travaille dans une activité commerciale », a déclaré Frédéric Lefebvre, ajoutant qu'une réflexion était en cours avec le ministère de l'Economie sur le cas précis de la TLPE. « Cette taxe est d'une redoutable complexité et suscite de réelles difficultés de mise en oeuvre ainsi que des divergences d'application d'une commune à l'autre. Cela fait partie des sujets sur lesquels vous pouvez attendre des actes, à horizon très court », a conclu le secrétaire d'Etat.