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Sous la surveillance des artisans, les auto-entrepreneurs se fédèrent

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François Hurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs (UAE).

@ PHILIPPE RICARD

François Hurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs (UAE).

Les représentants de l'artisanat voient l'un de leurs souhaits se réaliser: le groupe de travail sur le régime de l'auto-entrepreneur est en place depuis fin avril. But de cette assemblée qu'ils réclament depuis la naissance du statut en janvier? Mesurer l'impact de l'activité de ces nouveaux professionnels «sur les créations d'entreprises artisanales, sur les règles d'immatriculation dans les chambres de métiers et sur les métiers soumis à qualifications professionnelles et obligation d'assurance», selon le secrétariat d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat et des PME. Notamment composé de Pierre Martin, président de l'Union professionnelle artisanale (UPA) et d'Alain Griset, président de l'Assemblée permanente des chambres de métiers (APCM), ce groupe de travail permettra d'ajuster le régime vis-à-vis des activités artisanales. Cette évaluation devrait ensuite être discutée dans le cadre de l'examen au Parlement du projet de loi concernant les réseaux consulaires. De leur côté, les autoentrepreneurs se dotent d'une fédération baptisée Union des auto-entrepreneurs (UAE). En effet, avec plus de 125 000 inscriptions en quatre mois, le régime jouit d'un réel succès. La communauté, présidée par François Hurel (auteur du rapport sur ce régime), a notamment pour mission de valoriser le professionnalisme de ses membres, de créer une charte déontologique et de fournir des conseils de gestion. L'engouement pour ce statut a dépassé les espérances du gouvernement, qui table désormais sur 300 000 auto-entrepreneurs d'ici à la fin de l'année.