Mon compte Devenir membre Newsletters

Quand les sports d'hiver s'invitent en vitrine

Publié le par

Dans chaque numéro, retrouvez un nouvel agencement de devanture et son explication. Ce mois-ci, l'étalagiste Delphine Billaud s'est prêtée au jeu et nous livre 1 une de ses réalisations pour un caviste parisien. Décryptage...

Pour réaliser cette vitrine, le caviste parisien a commencé par choisir les produits qu'il souhaitait mettre en avant. «Je n'ai pas de rôle de conseil à ce niveau, d'autant qu'une bouteille ou une autre, pour moi cela ne change rien en termes de mise en place», explique Delphine Billaud. Pour coller à la saison, l'étalagiste décline la vitrine selon l'univers des sports d'hiver. Elle facture cette prestation 250 euros HT au commerçant, le matériel étant fourni.

Le caviste imprime néanmoins sa touche personnelle: il crée des étiquettes explicatives qui présentent ses produits, comme pour le coffret, placé en bas à gauche de la vitrine.

1 La mise en scène

La vitrine est composée de façon triangulaire «pour créer une dynamique visuelle et faire circuler l'oeil». Delphine Billaud installe plus d'objets sur la base du triangle et allège la présentation en montant vers le bout du ski.

2 La présentation des produits

La fragilité et le poids des bouteilles rendent plus difficile la mise en place d'une présentation originale. Cela limite les possibilités d'accroché. L'étalagiste détourne certains objets du décor, comme les chaussures de ski, pour en faire des supports de présentation.

3 L'astuce

Une étiquette manuscrite est collée sur chaque article. L'avantage principal? Le commerçant peut puiser dans la vitrine et remplacer facilement la bouteille manquante et son étiquette, sans toucher à l'étiquetage de toute la vitrine.

4 L'idée

Pour donner un supplément d'âme à ses vitrines, Delphine Billaud chine les éléments de décor dans les brocantes, qu'elle fournit spécifiquement pour chaque vitrine et récupère ensuite. «Les skis et le patin à glace sont de beaux objets, qui ont vécu, qui ont un passé. Cela attire plus les passants, certifie la professionnelle. C'est de l'ordre de l'affectif.»

PARCOURS Delphine Billaud
Elle s'est lancée, en 1992, en tant que décoratrice - étalagiste - merchandiser sur Paris et la région parisienne principalement. Elle réalise des vitrines et met en scène des produits pour le compte de commerçants de tous secteurs. Elle est également formatrice à la demande.
- Rens.: http://monsite.wanadoo.fr/delphinebillaud