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Quand boutique rime avec éthique

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Développement durable. Carole Pfeiffer est une femme de conviction. Une volonté qui se traduit dans sa boutique de décoration par un éclairage économe en énergie et des produits rigoureusement sélectionnés car respectueux des droits de l'homme et de l'environnement.

Un éclairage intensif n'est pas indispensable à la vente, c'est une idée reçue », exprime avec force Carole Pfeiffer, gérante de la boutique de décoration extérieure D'un Jardin à l'Autre. Son point de vente en est le parfait reflet : il baigne dans une douce atmosphère, favorisée par les tons bleu et vert des murs. Et effectivement, dans cette boutique spacieuse, les clients s'orientent rapidement vers ce qu'ils recherchent, grâce aux différents îlots lumineux. L'éclairage général provient de quatre rangées de petites lampes halogènes basse consommation, suspendues à des fils, que l'on retrouve en vitrine. Pour l'éclairage d'accentuation, localisé sur des zones précises, la commerçante a choisi de mettre en valeur chaque univers de produits : décorations végétales ou en tissu, mobilier en bois, etc. « Il faut jouer sur le clair-obscur, en plaçant judicieusement des points lumineux », estime-t-elle.

Mais, si l'agencement lumineux est minutieusement étudié, la commerçante n'oublie pas l'aspect écologique : les lampes sont équipées d'ampoules fluorescentes, économes en énergie. Carole Pfeiffer a revu l'ensemble de son éclairage en juillet dernier pour utiliser uniquement du matériel basse consommation. Coût de l'opération ? 600 Euros HT environ, soit 200 Euros HT de plus que pour un équipement traditionnel, selon l'estimation de la commerçante. Un prix à l'achat plus élevé, déjà partiellement compensé par une baisse de 30 % de la facture d'électricité. Sur le long terme, l'opération devrait se révéler encore plus avantageuse : les ampoules basse consommation affichent une durée de vie jusqu'à 15 fois supérieure à leurs homologues traditionnels.

Un engagement de longue date

Mais l'aspect financier n'est pas la motivation principale de Carole Pfeiffer. L'éthique lui tient particulièrement à coeur et se traduit notamment dans la sélection des produits qu'elle vend. Ainsi, depuis la création de sa boutique, il y a neuf ans, elle vérifie soigneusement la provenance des marchandises >mises en vente. «Je ne veux pas d'articles fabriqués par une main-d'oeuvre exploitée, ou dans des bois d'une essence menacée », explique-t-elle. Elle favorise donc des partenariats avec des fournisseurs artisanaux, surtout européens, qu'elle connaît individuellement. Mais les délais de livraison sont souvent plus longs, car leur capacité de production est limitée. Par ailleurs, le prix est plus élevé que dans d'autres boutiques concurrentes, ce qui surprend parfois les clients. L'équipe prend donc soin de détailler systématiquement l'origine et les conditions de fabrication de chaque article, qui expliquent son prix plus élevé. Résultat ?

Un taux de satisfaction et de fidélisation particulièrement élevé.

Pour Carole Pfeiffer, le développement durable est une priorité, tant au niveau de l'éclairage que des produits vendus.

@ CELINE KELLER

Pour Carole Pfeiffer, le développement durable est une priorité, tant au niveau de l'éclairage que des produits vendus.

Repères


- Raison sociale D'un Jardin à l'Autre
- Activité Décoration extérieure et paysagisme
- Ville Vincennes (Val-de-Marne)
- Année de création 2001
- Dirigeante Carole Pfeiffer, 39 ans
- Effectif 3 personnes
- CA 2009 NC