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Quand Noël ne se décline pas en rouge et vert

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Dans chaque numéro, retrouvez un nouvel agencement de devanture et son explication. Ce mois-ci, l'étalagiste Claude Reboul s'est prêté au jeu et nous livre l'une de ses réalisations de vitrine de Noël. Décryptage...

 

Claude Reboul est styliste de vitrine depuis 1983. Ce décorateur/merchandiseur/étalagiste oeuvre pour les commerçants du grand Ouest et de la région parisienne. Il les initie aussi à l'étalagisme via l'association Formation pour tous (AFPT) de Rennes. Tél.: 029931 11 52

Claude Reboul est styliste de vitrine depuis 1983. Ce décorateur/merchandiseur/étalagiste oeuvre pour les commerçants du grand Ouest et de la région parisienne. Il les initie aussi à l'étalagisme via l'association Formation pour tous (AFPT) de Rennes. Tél.: 029931 11 52

1 Le contexte

Pour créer cette vitrine, Claude Reboul a dû tenir compte des contraintes imposées par le gérant de ce magasin d'encadrement. Réalisée en novembre, cette vitrine doit évoquer l'univers de Noël tout en étant suffisamment intemporelle pour rester en l'état jusqu'en février, date à laquelle le commerçant souhaite renouveler sa devanture. Pour ce faire, il utilise notamment ces boules blanches qui font référence, à la fois, à la symbolique de Noël et à la neige.

2 La mise en scène

Ce cône en grillage est l'axe central de la vitrine. Il symbolise le sapin de Noël tout en donnant une touche design. En arrière-plan, l'étalagiste place les éléments les plus hauts pour créer perspective et profondeur. La vitrine gagne ainsi en clarté et peut accueillir plus d'éléments sans paraître surchargée.

3 L'astuce

L'étoile du sapin est réalisée à partir de baguettes de balsa. Elles ont inspiré Claude Reboul qui les a trouvées au détour d'un rayon du magasin au moment où il cherchait les éléments qui allaient constituer la vitrine. «Il ne faut pas hésiter à jouer avec les produits et à les détourner de leur fonction première, souligne le professionnel. Effet design et original garanti.»

4 L'idée: créer un fond

Pour arrêter le regard sur la vitrine et les produits présentés, l'étalagiste est obligé de créer une limite entre la vitrine et l'intérieur du magasin. Son astuce?
Installer des panneaux de façon asymétrique.
Et ainsi aiguiser la curiosité des passants tout en mettant en relief les produits exposés de manière dynamique.

5 La mise en valeur

Difficile de valoriser du papier, plat par définition. Pourtant, c'est un produit vendu dans cette boutique qui propose aussi du matériel pour réaliser ses encadrements. Claude Reboul utilise plusieurs méthodes pour rendre ce matériau plus vivant; il le travaille et le dispose en éventail, froissé ou en rouleau. «Cela donne un effet de volume très appréciable», précise-t-il.

6 Le clin d'oeil

Seul rappel évident à la période de Noël: les boules argentées à accrocher au sapin, laissées dans leur emballage en plastique. «Un élément purement visuel», précise Claude Reboul.

Conseils de pro

- Le rouge et le vert ne sont pas des couleurs obligatoires pour incarner la féerie de Noël. «Déplus en plus de clients me demandent des vitrines atypiques, constate Claude Reboul. Les duos rouge et noir ou noir et blanc fonctionnent très bien.» C'est aussi une façon de se démarquer de la concurrence.
- Construire une vitrine nécessite un peu de méthode. L'étalagiste conseille de toujours débuter ses mises en scène avec les éléments les plus encombrants et de finir avec les détails. Des petits plus qui font la différence.
- Décorer une vitrine demande de la créativité. Claude Reboul achète de moins en moins dans les magasins spécialisés comme Rétif ou Rouxel. Il privilégie les salons de décoration et se déplace jusqu'à Rungis ou dans le quartier du Sentier à Paris pour s'approvisionner auprès de fournisseurs plus confidentiels.
- Pour une vitrine comme celle-ci, le prestataire présente une facture d'environ 600 euros HT , (fournitures et location de matériel inclus).