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Les soldes: une bonne affaire?

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Après avoir longtemps tergiversé, le gouvernement aura donc décidé de maintenir, pour 2011, le dispositif de «soldes flottants». C'est un rapport de l'Institut français de la mode (I FM) et du Crédoc, remis le 6 décembre à Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Commerce et à la Consommation, qui aurait motivé la décision de Bercy: pour 56% des consommateurs, les soldes sont une «nécessité budgétaire». A y réfléchir, ce changement de perception des soldes est inquiétant. Entre les «vrais» soldes, les soldes flottants, les sites web de déstockage, les ventes privées, et j'en passe, le consommateur a 1 000 occasions d'acheter moins cher.

Selon l'I FM, «le mécanisme des soldes flottants et les promotions, sans déstabiliser les circuits commerciaux habituels, ont permis de dégager un chiffre d'affaires supplémentaire de plus de 120 millions d'euros dans le secteur de l'habillement depuis un an et demi». D'où vient ce chiffre? Et ce supposé chiffre d'affaires généré par les soldes flottants, existe-t-il dans les autres secteurs du commerce? Les avis sont contrastés. Mais une chose est sûre: le consommateur, lui, n'a plus aucune raison d'acheter à plein tarif... Pire: maintenant qu'il est si facile d'acheter à prix soldés, ne risque-t-il pas de ressentir une certaine amertume vis-à-vis des commerçants qui, hier encore, le fournissaient sans ristourne?