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Les enseignes fondent de plaisir pour le chocolat

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Depuis l'arrivée en France de Léonidas en 1975, les enseignes de chocolat ont su se développer en séduisant des consommateurs de plus en plus avertis. A l'âge de la maturité, elles doivent asseoir leur position et proposer toujours plus de nouveautés.

Les Français aiment le chocolat. Ils en consomment plus de 7 kg par an. Mais ils aiment aussi l'offrir, dans de beaux écrins. « Car le chocolat fin est entré au hit-parade des cadeaux, au même titre que le vin et les fleurs », soutient Philippe Berton, directeur développement France de Jeff de Bruges. Une nouvelle tendance confirmée par Mario Catena, directeur général chez De Neuville: « Désormais, quatre clients sur cinq viennent dans nos boutiques pour faire un cadeau. » Et c'est d'ailleurs l'une des clés de la réussite du secteur. Mais ce n'est pas pour autant que les professionnels se reposent sur leurs lauriers. En effet, la concurrence est rude. 84 % des ventes sont réalisées en grande surface, selon le Syndicat du chocolat. Et les enseignes installées doivent de plus en plus composer avec les artisans qui n'hésitent plus à ouvrir plusieurs points de vente. « Notre modèle de fonctionnement nous permet cependant d'automatiser certains process sans rogner sur la qualité. Nous avons ainsi démocratisé un produit considéré comme luxueux », défend Philippe Berton (Jeff de Bruges)

Le cacao dans tous ses états

Ainsi, le chocolat est un marché mûr qui progresse en douceur. Désormais, les consommateurs recherchent autant la qualité que la nouveauté. C'est ce qu'a compris Yves Guattari, p-dg des Chocolats Monbana, qui se lance en franchise: « Pour répondre aux attentes des clients, nous proposerons six ou sept univers: du carré de dégustation aux crus les plus fins, en passant par la boisson ou les accessoires annexes pour la cuisine », explique-t-il.

Les enseignes installées se réinventent également. Elles ont entrepris de désaisonnaliser le chocolat en multipliant les offres annexes. En moyenne, elles réalisent 50 % de leur chiffre d'affaires à Noël et à Pâques. Macarons, glaces, confiseries régionales, dragées... Autant de produits qui font désormais fondre les consommateurs régulièrement. Aujourd'hui, aucun centre commercial ne se crée sans une offre chocolat. Les franchisés eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à souhaiter ouvrir une autre boutique. Preuves que le secteur a de beaux jours devant lui.

Dans le secteur du chocolat, la tendance est à la diversification de l'offre.

@ JEFF DE BRUGES

Dans le secteur du chocolat, la tendance est à la diversification de l'offre.

Devenir franchisé du secteur

- Profil recherché
Un commerçant qui aime le contact et avec un bon sens commercial.
- Investissement moyen
De 200 000 à 500 000 euros.
- Apport personnel
De 70 000 à 300 000 euros.
- Droits d'entrée
De 15 000 à 30 000 euros (il peut être compris dans l'investissement moyen).
-Redevance, publicité incluse
De 2 à 4 %.