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Les avantages du «contrat pro»

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L'alternance a le vent en poupe. Le gouvernement a d'ailleurs mis en place diverses aides pour inciter les entreprises à recruter des jeunes en contrat de professionnalisation. L'objectif? 800 000 «alternants» d'ici à 2015. Ce dispositif de formation, moins connu que l'apprentissage, s'adresse à un public différent. Eclairage.

Embaucher une personne en contrat de professionnalisation, c'est avant tout embaucher un salarié comme les autres. Un point à garder en tête « car votre processus de recrutement doit être identique à celui d'un salarié classique », explique Pascal Billaud, responsable d'affaires à l'Afpa, un organisme de formation. Vous devez donc analyser vos besoins en termes de compétences pour rechercher le bon profil en fonction de votre métier. Ensuite, suivez votre procédure habituelle pour la publication de votre annonce, sans négliger les centres de formation. « Et surtout, n'oubliez pas votre réseau », rappelle Marie- Ange Azza, de l'Agefos PME. Autre conseil de base: prévoyez un tuteur pour superviser la professionnalisation de votre recrue. Il peut s'agir de vous ou d'un salarié expérimenté. C'est lui qui assurera également le relais avec l'organisme d'enseignement.

Des critères d'embauche précis

Une fois la formation choisie, vous devez respecter certaines règles. Si toute entreprise privée peut embaucher une personne en contrat de professionnalisation, le candidat, lui, doit répondre à quelques critères précis. Il doit être âgé de moins de 26 ans, ou bien être un demandeur d'emploi de plus de 26 ans. Certains bénéficiaires d'aides spécifiques (RSA, allocation aux adultes handicapés, etc.) peuvent également prétendre à ce dispositif. Le salarié, une fois formé, obtient un certificat de qualification professionnelle (CQP). Le contrat en alternance associe période en entreprise et période de formation (entre 15 % et 25 % de la durée du contrat, sans être inférieur à 150 heures). La durée du contrat s'étend généralement de six mois à un an et peut aller jusqu'à deux ans pour certaines branches. Il peut s'agir d'un CDD ou d'un CDI.

Sauf dispositions spécifiques liées à des accords de branche, les salariés de moins de 26 ans perçoivent, durant la durée de leur contrat, une rémunération minimale légale. Elle est calculée en fonction de leur âge et de leur niveau de formation. Par exemple, un jeune de moins de 21 ans et disposant d'un niveau inférieur au bac pro perçoit 55 % du Smic.

Un coût très variable

En dehors du salaire, le coût d'un contrat de professionnalisation varie en fonction du type de formation choisie et des politiques tarifaires des différents organismes. Cependant, il est pris en partie en charge par votre organisme paritaire collecteur agréé (Opca). Le montant moyen de la prise en charge est de 6 530 euros pour un jeune de moins de 26 ans à l'Agefos, et 4 748 euros pour les autres. «Selon les cas, il vous restera une partie de la somme à payer», complète-t-on à l'Agefos PME. Sachez enfin que les Opca, via des accords de branche, peuvent décider de favoriser certaines formations en leur octroyant des fonds supplémentaires. Il s'agit souvent de cursus très spécialisés visant à la remise à niveau globale d'une profession.

A SAVOIR
Les aides à l'embauche

L'Etat aide les entreprises qui recrutent des personnes en contrat de professionnalisation. Voici les aides:
- L'aide forfaitaire à l'employeur (AFE) de 2 000 euros pour les demandeurs d'emploi de plus de 26 ans et ayant des difficultés d'insertion dans un emploi durable.
- L'aide à l'embauche d'un demandeur d'emploi de 45 ans et plus de 2 000 euros.
- L'aide à l'embauche d'un alternant supplémentaire dans les entreprises de moins de 250 salariés (montant variable).
- Les aides supplémentaires en cas d'embauché d'un travailleur handicapé (variable).
- Les allégements de cotisations patronales sur les bas et moyens salaires (variable).