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Le comportement des consommateurs en 2012

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L'étude OpinionWay-Aldata anticipe l'évolution du comportement des consommateurs pour 2012: budget maîtrisé, programmes de fidélité et relations personnalisées plébiscités et comportements éco-responsables.

@ FOTOLIA / JEROME SALORT

Les consommateurs français comptent réduire leur budget courses. C'est ce que révèle l'enquête «Les nouveaux consommateurs 2012» réalisée par OpinionWay-Aldata et publiée mi-février. Près d'un Français sur cinq déclare visiter plusieurs boutiques pour dénicher les tarifs les plus attractifs et, ainsi, compenser les hausses de prix. Deuxième enseignement de cette étude: plus de trois personnes interrogées sur dix apprécient les programmes de fidélité des enseignes. En revanche, la promotion est jugée mal adaptée aux attentes. En effet, 38 % des consommateurs préféreraient que les produits soient moins chers plutôt que proposés en promotions groupées. Si les Français font une chasse au bon prix, ils sont également engagés dans une course contre le temps. Et sont en quête de repères quand ils font leurs courses. « C'est notamment le cas des seniors qui plébiscitent une signalétique claire, avec des caractères de taille adaptée », précise Yvon Merlière, directeur général du Centre de recherche pour l'étude et les conditions de vie (Crédoc), pour qui la notion de services occupe une place importante. « Les clients recherchent des relations plus personnalisées avec les commerçants. Certes, ils achètent un produit, mais aussi le service qu'il y a autour, comme des fiches pratiques ou des espaces conseils pour tester les offres », assure l'expert. Concernant le format très populaire du drive, seuls 11 % des consommateurs y ont recours, dans le cas où leur magasin habituel propose ce service. 78 % des 55 ans et plus se déclarent réfractaires au drive, contre 55 % des 18-34 ans.

Enfin, les comportements éco-responsables sont salués par l'échantillon. Ainsi, 85 % des personnes interrogées sont sensibles à ces nouveaux usages, comme la vente de produits régionaux, locaux ou issus du commerce équitable, ainsi que l'adoption d'emballages recyclables. L'information des consommateurs sur la provenance et l'impact écologique des produits est également importante pour les Français. Des amateurs de «bio» certes, mais également des consommateurs «picoreurs», puisque 15 % des répondants seulement avouent choisir leur magasin en fonction de ce critère. Entre le déclaratif des bonnes intentions et la réalité des faits, il y a, comme toujours, un gouffre!