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Le commerce de proximité se porte bien

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Les petits commerces retrouvent une croissance positive. Leur chiffre d'affaires global a progressé de 0,5 % entre le troisième trimestre 2009 et le troisième trimestre 2010.

C'est une première depuis 2008. Les commerces de proximité enregistrent une croissance positive de leur activité. Ainsi, selon la dernière enquête de l'UPA (Union professionnelle artisanale) et de l'institut I+C, leur chiffre d'affaires global a progressé de 0,5 % entre le troisième trimestre 2009 et le troisième trimestre 2010. Les hausses les plus marquées concernent les services (métiers de bouche, bouchers-traiteurs, bien-être, beauté). En revanche, les commerçants de l'alimentation, qui étaient restés jusqu'alors à l'écart de la crise, ont enregistré une baisse d'activité (- 1,5 %). L'UPA interprète ces chiffres comme la poursuite d'un long processus de relance de l'activité, toutefois fragilisé par l'incertitude ambiante. «La reprise est intéressante, même si elle reste timide. Les banques ont accompagné les entreprises, ce qui a permis aux commerçants de payer leurs fournisseurs et de préserver leurs emplois », déclare Jean Lardin, président de l'UPA. Une tendance que confirme Médicis, mutuelle retraite des chefs d'entreprises commerciales et artisanales, qui a publié début novembre son baromètre Ifop sur la fréquentation des commerces. Si les professionnels de l'hôtellerie-restauration jugent le contexte économique peu favorable (46%), un professionnel sur dix constate tout de même une fréquentation en hausse de la clientèle. « Les commerces traditionnels comme les boucheries tirent leur épingle du jeu, car ils misent sur la qualité, l'accueil, proposent des nouveaux produits et services. Les professionnels restent toutefois prudents car la machine peut se gripper très facilement», déclare Michel Clerc, président de Médicis.

Seule ombre au tableau: il apparaît que les mouvements sociaux d'octobre ont eu un impact négatif ménages et sur l'activité des petits commerçants, les empêchant de reconstituer leur trésorerie. Plus de deux dirigeants sur dix font ainsi état d'une détérioration de la situation financière de leur entreprise. «Les prochains mois promettent des jours meilleurs. Les professionnels fondent beaucoup d'espoir sur le nouveau statut de l'EIRL qui va être mis en place début 2011. Il va protéger le patrimoine personnel des entrepreneurs et aider les TPE à s'installer ou à se développer», conclut Michel Clerc.