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La vitrine qui prend le large

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Ce mois-ci, la vitrine présentée est une réalisation de Claude Reboul. L'étalagiste nous explique ses méthodes de travail et nous livre les secrets de cette devanture estivale pour un opticien breton.

 

1 L'idée
Pour la devanture de cet opticien breton, Claude Reboul opte pour la thématique du bord de mer, une ambiance attractive, qui collait à l'air du temps lors de l'inauguration du magasin. Etoiles de mer, paniers en sisal, jonc et toile rayée, provenant de son stock ou achetés pour l'occasion, transportent les passants sur une plage. L'été étant la période propice à l'achat de lunettes de soleil, quelques modèles se mélangent aux montures de vue.


2 La composition
Reliés par un fil de nylon, quelques paniers en sisal sont suspendus pour faire écho aux guirlandes d'étoiles de mer et de coquillages. D'autres paniers mettent, quant à eux, les montures en valeur, la plupart des paires de lunettes étant sur des supports plastique. L'étalagiste utilise également un fagot de jonc pour «créer une rupture entre les deux meubles de présentation». Les plateaux, recouverts de toile rayée par ses soins, permettent quant à eux de «délimiter la zone de regard des passants et de centrer leur attention sur les produits».


3 Les couleurs
Le blanc cassé et l'ivoire dominent les teintes présentes dans cette vitrine. Le choix de ces couleurs claires n'est pas sans rappeler les nuances du sable. Le but: renforcer l'esprit naturel de la mise en scène. C'est également un moyen «de faire ressortir les montures qui sont foncées», explique Claude Reboul. Au centre, le fagot de jonc avec son lien en raphia permet à la fois de créer un rappel avec le mobilier en teck, mais également de renvoyer aux coloris des guirlandes et des plateaux.


4 Les secrets
L'agencement du mobilier de la devanture est parfaitement symétrique. Avec le décor et les montures, l'étalagiste cherche aussi bien à utiliser qu'à perturber cette disposition. Ainsi, les deux plateaux présentant les lunettes se répondent en face-à-face, tandis que les guirlandes semblent tomber librement et négligemment du plafond, tout en laissant une vue dégagée sur le magasin. Un choix pour Claude Reboul, qui souhaite rendre la mise en scène plus vivante et surprenante: «Une symétrie trop stricte fige l'ambiance et lasse le regard», affirme-t-il.

Lorsque Claude Reboul, étalagiste, reçoit la commande d'une vitrine pour un nouveau magasin d'optique dans le Morbihan, l'été approche. Il s'emploie alors à élaborer un décor sur le thème de la plage. Collaborant depuis des années avec l'opticien, il a carte blanche. Seule contrainte: ne pas boucher la vue de l'intérieur du commerce. Ainsi, en mêlant des couleurs naturelles et quelques éléments du bord de mer, comme des étoiles de mer, il parvient à mettre en valeur les montures dans un ensemble simple, aéré et harmonieux. Pour une telle réalisation, Claude Reboul facture environ 400 Euros HT, déplacement et matériels compris.

Parcours
Claude Reboul

Claude Reboul est tombé dans le stylisme de vitrine lors de son stage de fin d'études aux Beaux-Arts de Rennes. Depuis 1983, date à laquelle il s'est lancé à son compte ce décorateur-merchandiseur-étalagiste oeuvre, notamment, pour les commerçants, qu'ils soient indépendants ou en réseau dans le grand ouest et la région parisienne. Il les initie également aux rudiments de l'étalagisme via l'Association formation pour tous (AFPT) de Rennes.