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La restauration échappe à la disette

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Le plan Fillon pour la réduction des déficits ne remet pas en cause l'instauration de la TVA à 5,5 % dans la restauration. Pourtant, depuis plusieurs mois, les critiques fusent à l'encontre de cette mesure de Nicolas Sarkozy. Et ce, même dans les rangs de l'UMP. Une polémique qui, pourtant, n'a pas lieu d'être. A la fin mars, le secteur de l'hôtellerie et de la restauration dénombrait près de 45 000 salariés de plus qu'en juin 2009, date de l'entrée en vigueur de la TVA à taux réduit. Pour mémoire, le gouvernement avait fixé un objectif de 20 000 emplois pérennes en 24 mois. Mieux encore. La mesure rapporterait 2 milliards d'euros par an à l'Etat. Selon un calcul de l'Umih, syndicat majoritaire chez les restaurateurs, les effets directs de la TVA à 5,5 % (embauches, sauvetage d'entreprises en difficulté, sauvegarde des emplois...) génèrent 3 milliards d'euros d'activité supplémentaire. Quant aux effets indirects (activité engendrée par les entreprises sauvées, consommation des salariés...), ils s'élèvent à 1,6 milliard d'euros. Soit un gain total de 4,6 milliards pour un coût estimé à 2,6 milliards. Bref, le «cadeau» fait aux restaurateurs se révèle, au final, une bonne affaire pour les caisses de l'Etat. Ainsi que pour l'économie française. Et si, finalement, la solution pour réduire les déficits n'était pas de baisser les impôts et les taxes sur les entreprises plutôt que de les augmenter?

Julien van der Feer

rédacteur en chef adjoint