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La franchise de fleurs voit la vie en rose

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En pleine restructuration, le secteur de la fleur réserve de nombreuses opportunités. Si les fleuristes indépendants restent majoritaires sur le marché, les enseignes en franchise ne cessent de progresser.

Tel le roseau face au vent, les franchises de fleurs semblent mieux résister à la crise que d'autres secteurs. S'il n'est pas question pour autant de hausse de chiffres d'affaires mirobolantes, l'heure serait à la stabilité, selon plusieurs responsables de réseaux. Jean-Philippe Lajambe, directeur du développement du groupe Monceau Fleurs avance une explication: le secteur bénéficierait du report des clients qui se détournent d'autres univers. «Les restaurants connaissent une baisse de fréquentation, favorisant les invitations à dîner. Ce qui profite à la fleur, accessible à moindre frais et fortement associée à la notion de plaisir.» Preuve que le secteur est en forme, les franchises recrutent à tour de bras ou presque. Car, si les fleuristes indépendants dominent (avec environ 13 000 points de vente), la distribution sous enseigne ne cesse de progresser. Avec, en pôle position, le groupe Monceau Fleurs qui représente à lui seul plus de 400 magasins sur l'ensemble du territoire français: 150 boutiques Monceau Fleurs, 200 points de vente Rapid'Flore (principal concurrent du groupe racheté en septembre 2008) et 50 unités Happy (concept urbain low cost). D'autres enseignes tentent d'investir le créneau, tels Oya, Au nom de la rose, Le Jardin des fleurs ou encore le petit nouveau Fleurus qui se lance en franchise cette année.

Les opportunités fleurissent

Chaque concept décline une marque forte, à l'image d'Au nom de la rose qui se positionne exclusivement, comme son nom l'indique, sur l'univers de la rose avec la vente de produits dérivés (cosmétiques, ligne gourmande et déco). Farid Djouad - Guibert, directeur général de l'enseigne, table sur un développement mesuré: 15 ouvertures d'ici la fin de l'année. La franchise Fleurus, quant à elle, prévoit 30 à 40 nouveaux points de vente en l'espace de cinq à huit ans. Sa cible? Les villes de province de plus de 25 000 habitants. Enfin, le géant Monceau Fleurs a pour ambition d'ouvrir 30 unités par enseigne en 2009 et de tenir le rythme les années qui suivent.

«Avec les départs à la retraite de nombreux fleuristes indépendants, il existe de vraies opportunités, assure Jean-Philippe Lajambe. Dans le secteur de la fleur, c'est maintenant que cela se passe.» Par ailleurs, le groupe Monceau Fleurs, fort de ses trois enseignes spécifiques, encourage la multifranchise, de quoi séduire les «serial entrepreneurs».

La crise n'entame pas les perspectives de développement des franchises : de 10 a 30 ouvertures en 2009, selon le réseau.

@ AU NOM DE LA ROSE

La crise n'entame pas les perspectives de développement des franchises : de 10 a 30 ouvertures en 2009, selon le réseau.

Devenir franchisé du secteur

- Profil recherché
Expérience commerciale ou dans la distribution, entrepreneur
- Investissement moyen (hors droit au bail)
De 70 000 à 100 000 Euros et jusqu'à 200 000 Euros pour un grand Monceau Fleurs
- Droit d'entrée
De 10 000 à 17 000 Euros
- Redevance annuelle
De 3 à 6% du CA HT
- Redevance publicitaire
1 à 2% du CA HT