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La fleur sous enseigne poursuit son éclosion

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Les franchises de fleurs semblent mieux résister à la crise que d'autres secteurs. S'il n'est pas question pour autant de parler d'une hausse exponentielle du chiffre d'affaires, les enseignes se réjouissent de la stabilité dont bénéficie l'activité en cette période difficile.

Il y a des petits plaisirs auxquels les Français ne sont pas prêts à renoncer. Il en va ainsi des fleurs qu'ils continuent d'offrir... et de s'offrir. Ce secteur semble donc épargné par la crise. « Le panier moyen reste constant ou affiche une légère baisse. En 2010, il s'est stabilisé autour de 17 Euros », explique Benoît Ganem, directeur du Jardin des Fleurs. Cette tendance redonne le sourire à des enseignes positionnées sur le low cost, comme Rapid' Flore, qui compte 220 points de vente sur le territoire et affiche une croissance de 3 % de son chiffre d'affaires. « Nous maintenons les compositions à des prix abordables, 14 Euros en moyenne. C'est la raison pour laquelle les Français ne renoncent pas à cet achat », explique Dominique Munier, directeur général du groupe Monceau Fleurs, qui se taille la part du lion avec trois enseignes (Monceau Fleurs, Happy et Rapid' Flore) et près de 500 points de vente.

Même sur un segment très pointu, l'enseigne Au nom de la rose tire son épingle du jeu grâce à la diversification de son activité et une politique de prix constants.

@ DR

Même sur un segment très pointu, l'enseigne Au nom de la rose tire son épingle du jeu grâce à la diversification de son activité et une politique de prix constants.

De nouvelles pratiques

D'autres enseignes, à l'image d'Au nom de la rose, s'adaptent parfaitement à cette nouvelle demande. Le fleuriste mono-variété, qui rassemble 37 franchisés, parvient, sur un créneau pointu (l'univers de la rose), à gonfler son chiffre d'affaires de 10 % par an grâce à la diversification. « En plus des bouquets de roses, nous proposons des mini-bougies, des extraits de parfum et des parfums d'intérieur à des prix très abordables. Pour fidéliser notre clientèle, nous pratiquons une politique de prix constants, en période de fêtes ou pas », souligne Farid Djouad-Guibert, directeur général d'Au nom de la rose, qui table sur l'ouverture de quatre nouveaux points de vente en 2011. Si les consommateurs procèdent à un arbitrage sur les prix, ils sont aussi de plus en plus sensibles au développement durable et privilégient les fleurs de saison ou les compositions locales. Le groupe Monceau Fleurs indique d'ailleurs la provenance des fleurs sur l'étiquette de ses produits.

Devenir franchisé du secteur


- Profil recherché Pas d'expérience exigée dans le domaine.
- Investissement moyen De 120 000 à 200 000 Euros.
- Droits d'entrée De 15 000 à 17 000 Euros.
- Redevance annuelle De 5 à 6 % du CA HT.