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L'élu de tous les commerçants

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Représentation syndicale. Les rênes de la bijouterie qu'il dirige depuis 45 ans dans une main, celles du CDCF dans l'autre, Gérard Atlan consacre sa vie au commerce. Son rôle? Ouvrir les yeux du monde politique sur les réalités du secteur, du commerce de proximité aux grandes surfaces.

«Le commerce a besoin de liberté!» Cette revendication ne sort pas de la bouche d'un jeune syndicaliste déchaîné, mais de celle de Gérard Altan qui entame, cette année, son second et dernier mandat de président du Conseil du commerce de France (CDCF). A près de 70 ans, le bijoutier de Sceaux poursuit son long parcours dans la défense des intérêts de tous les commerces. L'organisation est, en effet, la seule à représenter presque tous les acteurs du secteur: 45 des principales fédérations du commerce en sont membres. Ainsi, après avoir oeuvré pendant 15 ans au nom de sa profession à la tête de la Fédération de T horlogerie-bijouterie, le voici au sommet d'un système qui rassemble 600 000 entreprises, de la petite boutique de proximité à la grande surface. La méthode Atlan? Le dialogue. «Je ne suis pas un porte-parole. Avec le CDCF, nous étudions tous les sujets impliquant les commerçants et nous cherchons le juste équilibre pour tous.» Aussi, sous son impulsion, le CDCF organise des rencontres entre chefs d'entreprise, responsables politiques et experts du secteur visant à faire avancer les débats. Les rendez-vous ont lieu chaque trimestre aux Matinales du commerce et deux fois par an avec le groupe de liaison Parlement. L'ensemble des acteurs se réunissent enfin chaque année aux Etats généraux du commerce. Bilan de ces actions: le CDCF parvient à se faire entendre lors des discussions autour des délais de paiement, de l'ouverture dominicale...

«Le commerce a besoin de liberté.»

Gérard Atlan Bijoutier et président du Conseil du commerce de France

Toujours un pied dans la réalité

Mais Gérard Atlan, par le biais de l'organisation, ne parvient pas toujours à faire pencher les pouvoirs publics de son côté et se voit imposer certaines décisions, à l'instar des soldes flottants qui, selon lui, «créent la confusion dans l'esprit des consommateurs». Avec ces derniers, le bijoutier n'a pas perdu le contact. Présent dans sa boutique au moins deux jours par semaine, il garde un pied sur le terrain. Son avis sur les réglementations en vigueur? Il convient qu'elles peuvent être problématiques, notamment d'un point de vue fiscal. Pour faire face, il encourage les commerçants: «Ce sont les évolutions de la demande qui font changer le commerce. Pour survivre, les professionnels doivent être compétitifs en termes de choix et de services.»

Bio

> 1939
Naissance à Alger.
> 1964
Ouverture de sa bijouterie à Sceaux (92).
> 1990
Il intègre le Conseil administratif du CNC (ex-CDCF).
> 2005
Il assure l'intérim de la présidence du CDCF.
> 2006
Il est élu président du CDCF, puis réelu en 2009.