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L'Etat veut vous aider à passer le relais

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Parce que près de 750 000 entreprises devraient changer de mains dans les dix années à venir, l'Etat lance une opération en faveur de la transmission-reprise. Enjeux du dispositif? Préserver les emplois et les savoir-faire.

Tous secteurs confondus, 750 000 entreprises devraient changer de mains d'ici à 2020. Un enjeu de taille, puisqu'il en va de la disparition d'emplois et de savoir- faire si les dirigeants ne trouvent pas de repreneurs. Pour les commerçants, le sujet est épineux, ils sont ainsi 71 % à juger la cession difficile (baromètre La vie des pros de la Caisse d'Epargne, janvier 2009). Aussi, face à cette problématique, Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce et de l'Artisanat, confie, en octobre 2008, l'élaboration d'outils visant à accompagner cédants et repreneurs dans leurs démarches aux principaux partenaires des entrepreneurs (l'Agence pour la création d'entreprises, les chambres de métiers, les chambres de commerce, l'Ordre des experts-comptables et le Conseil du notariat).

Un dispositif qui voit progressivement le jour avec, dans un premier temps, la création d'un kit gratuit composé d'un guide, de fiches pratiques et d'une carte USB. Disponible début juillet chez les différents partenaires, il compile les informations nécessaires pour réussir son projet de transmission. En outre, l'APCE propose des pré-diagnostics aux dirigeants de plus de 50 ans employant plus de dix salariés. Avec l'aide d'un consultant, l'opération consiste à identifier les éléments de transmissibi- lité. Elle est financée à 90% par l'APCE, le solde (167 Euros HT) étant à la charge de l'entreprise. A cela s'ajoute le questionnaire du site Prediagapce.fr, qui permet d'estimer gratuitement le taux de réussite de sa transmission en 30 minutes.

Fin 2009 est prévue la mise en ligne d'une base de données de repreneurs potentiels sur Apce.com et, d'ici là, des réunions d'informations sont prévues en région (voir les sites des partenaires pour connaître le calendrier). Un ensemble de mesures qui vise également à rassurer les futurs cédants qui s'inquiéteraient des conséquences de la crise, bien que « la conjoncture actuelle ne constitue pas un frein à la transmission», estime François Moutot, directeur général de l'Assemblée permanente des chambres de métiers.

François Moutot Assemblée permanente des chambres de métiers

«La conjoncture actuelle ne constitue pas un frein à la transmission.»