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Ils vendent leurs bijoux dans les musées

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Export. Pour se développer, Mathieu Rébillard et Blandine Berthelot, dirigeants d'une boutique de bijoux fantaisie située à Nantes, ont réussi à séduire les musées avec leurs créations. Un créneau particulièrement porteur.

Dans son modeste atelier nantais de 60 m2 , Mathieu Rébillard, codirigeant d'une bijouterie, prépare attentivement ses commandes. Ces prochains mois, ses bijoux fantaisie vont occuper une place de choix dans le musée d'Art moderne de Stockholm et le musée des Arts décoratifs de Paris. « Depuis quatre ans, les commandes suédoises sont régulières. Plus de 5 000 bagues ont été livrées là-bas », explique-t-il. Enthousiaste, il ajoute : « Ma collaboration avec le musée parisien est beaucoup plus récente. Je m'apprête à lui remettre 700 pièces, ce qui représente plus de 4 000 euros. »

Une vraie victoire pour les deux dirigeants, Mathieu Rébillard et Blandine Berthelot, dont les démarches commerciales ont été fructueuses. Leurs créations accessoirisent même les tenues des New-Yorkaises depuis trois ans. « Le Moma à New York est un très bon client, nous souhaitons cibler un maximum cette clientèle car 30 % de notre chiffre d'affaires est aujourd'hui réalisé à l' export ». Lorsqu'il part en week-end, Mathieu Rébillard n'est jamais vraiment en vacances. Lors de ces séjours à l'étranger, il n'est pas rare que le créateur repère des boutiques susceptibles de diffuser ses bijoux. « Je ne manque jamais d'envoyer des échantillons pour gagner la confiance de ces clients potentiels et mettre toutes les chances de mon côté », poursuit-il.

Des modèles très originaux

Bagues, pendentifs, colliers aux couleurs acidulées et aux formes arrondies: des centaines de créations fantaisie en résine naissent chaque mois dans l'atelier. « J'ai appris à travailler ce matériau en dernière année d'école d'arts appliqués. La résine est très souple, ce qui me permet de créer des modèles très singuliers », confie Mathieu Rébillard.

Mais le dirigeant y voit un deuxième avantage. La matière première est peu onéreuse. En effet, la résine coûte en moyenne deux euros le kilo. Pour ne pas freiner l'engouement de la clientèle, Mathieu Rébillard renouvelle très régulièrement ses collections de bijoux, leurs formes et leurs couleurs. Mais il envisage d'ores et déjà de lancer une nouvelle gamme, en jouant sur de nouvelles matières comme le cuir ou le bois. « Les clients fonctionnent au coup de coeur. Le bijou doit donc être appréhendé comme une sculpture portable », poursuit le créateur. Pour valoriser leur savoir-faire et remporter de nouveaux marchés, les deux bijoutiers ont aussi récemment fait appel aux services d'une agence de communication pour créer un site marchand bilingue.

Les bijoux en résine aux couleurs acidulées de Blandine Berthelot et Mathieu Rébillard.

@ Odile Boyé-Caré

Les bijoux en résine aux couleurs acidulées de Blandine Berthelot et Mathieu Rébillard.

Repères

> Raison sociale
Pas zinzins les pingouins
> Activité
Création, fabrication de bijoux fantaisie
> Ville: Nantes
> Année de création: 2004
> Dirigeants
Blandine Berthelot, 31 ans et Mathieu Rébillard, 30 ans
> Effectif: 2 personnes
> CA 2010 prévisionnel
78 000 Euros