Mon compte Devenir membre Newsletters

Elle défend l'apprentissage

Publié le par

Sandrine Windels, fleuriste à Asnières, emploie quatre apprentis. En formant des élèves à son métier, la commerçante profite aussi d'avantages financiers.

Claire travaille depuis trois ans dans la boutique A coeur de fleurs. Titulaire d un CAP, elle est apprentie fleuriste, comme Yuedan, Diane et Nii. Depuis sa création en 2000, la société a formé une quinzaine d'élèves. «Ils sont nos salariés et nos repreneurs de demain. Il est donc essentiel de les former», explique Sandrine Windels, la dirigeante, qui défend ardemment l'apprentissage. «Ce n'est pas une voie de garage, comme on l'entend parfois, mais un choix délibéré de la part des élèves. Cette orientation montre aussi aux jeunes qui peinent au sein du système scolaire qu'il existe d'autres horizons, riches en opportunités professionnelles.» La preuve? Aujourd'hui, ses anciens protégés ont tous trouvé un emploi.

Pourtant, nombre d'entre eux sont arrivés à la boutique avec une idée du métier très éloignée de la réalité. «Dès le début, je leur fixe des règles simples, explique la commerçante. Ils ne peuvent utiliser ni le téléphone ni l'ordinateur de la boutique à des fins personnelles. Ils doivent également faire preuve de ponctualité. En général, je n'ai pas besoin de les rap- peler à l'ordre.» Certains élèves, indisciplinés en cours, se comportent de façon exemplaire sur leur lieu de travail. «Ici, on s'occupe d'eux et on leur fait confiance. Ils adoptent un comportement plus adulte», confie Sandrine Windels. Si les apprentis le souhaitent, la fleuriste leur confie la responsabilité de composer la vitrine, avec un budget de 150 euros. Un exercice particulièrement apprécié, qui permet aux jeunes recrues de prendre de l'assurance.

Repères

- Raison sociale A coeur de fleurs
- Activité Fleuriste
- Ville Asnières (Hauts-de- Seine)
- Année de création 2000
- Dirigeante Sandrine Windels, 39 ans
- Effectif 7 personnes, dont 4 apprentis
- CA 2007 300 000 euros

L'apprentissage, un outil profitable à l'entreprise

Sur le plan financier, l'apprentissage offre aussi des avantages à la commerçante. Celle-ci bénéficie en effet d'un crédit d'impôt et d'une aide de l'Etat de 1 200 euros par apprenti, ce qui couvre les frais de scolarité (780 euros) qu'elle paye pour chaque élève. De plus, le salaire qu'elle verse aux apprentis (entre 450 et 980 euros mensuels selon leur diplôme et leur expérience) est exonéré de toutes charges sociales. A noter également, la présence d'un maître d'apprentissage pour deux élèves est obligatoire. Une contrainte qui ne décourage pas pour autant Sandrine Windels. «L'apprentissage? Je ne lui trouve vraiment aucun inconvénient», assure-t-elle.

Sandrine Windels (derrière) et trois de ses apprentis, de gauche à droite: Yuedan, Claire et Nii.

Sandrine Windels (derrière) et trois de ses apprentis, de gauche à droite: Yuedan, Claire et Nii.