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Crise: des solutions dédiées aux entreprises

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Les défaillances d'entreprises dans le commerce de détail pourrait atteindre un niveau record cette année. Le gouvernement tente d'endiguer la crise en allouant aux banques des crédits destinés aux petites entreprises et en accordant des délais de paiement supplémentaires.

Les défaillances d'entreprises enregistrées dans le secteur du commerce de détail ont augmenté de 15%. C'est le résultat annoncé par Altares, un cabinet d'information sur les sociétés, en comparant les données de juillet à septembre 2008, avec celles de la même période en 2007.

Une situation difficile qui ne s'améliorera sans doute pas avec la crise financière qui s'amplifie depuis début octobre. Ce résultat laisse présager un triste record en termes de défaillances de commerces, selon Thierry Millon, responsable des études chez Altares. La conjoncture actuelle risque de pénaliser les commerçants, d'autant plus que la période charnière des fêtes de fin d'année approche. «Ils doivent acheter leur stock pour Noël, mais rencontrent, comme toutes les structures, de lourds ¦problèmes de trésorerie», souligne Thierry Millon.

Face à la situation, le gouvernement a donné un coup de pouce aux petites entreprises: la date limite pour payer les cotisations chômage à l'Unedic a ainsi été exceptionnellement reportée. Les sociétés de moins de dix salariés profitent d'un délai de deux mois supplémentaires, sans pénalité, jusqu'au 15 décembre, tandis que celles de 10 à 50 salariés bénéficient d'un mois en sus: jusqu'au 15 novembre. «L'idée est de ne pas accabler davantage les PME, dont les banquiers sont un peu absents pour le moment», explique Jean-François Veysset, vice-président de la CGPME, l'un des partenaires gestionnaire de l'Unedic. Un geste salué notamment par l'Union professionnelle artisanale (UPA) comme «une mesure de sagesse», qu elle souhaiterait voir appliquée par d'autres organismes collecteurs, comme les Assedic, le RSI, les Urssaf et les services fiscaux. Pour ces deux derniers, l'organisation a été entendue puisque le gouvernement les a encouragés à accorder un délai supplémentaire aux entreprises fragilisées.

Par ailleurs, l'Etat entend remédier aux restrictions de crédit: 22 milliards ont été débloqués dans ce but. Une large part serait collectée sur les livrets d'épargne, réglementée puis laissée à la disposition des banques pour le financement des PME. Dans ce cadre, cinq milliards d'euros supplémentaires ont également été alloués au budget d'Oseo, l'établissement public d'aide au financement pour les petites structures innovantes.

Un numéro vert, destiné aux chefs d'entreprise, a été ouvert pour les informer sur les différentes aides dont ils peuvent bénéficier: 0 810 00 12 10. D'autres mesures devraient être annoncées dans les jours à venir.