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Assurer son commerce contre le vol

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Assurer sa boutique face au vol ou aux actes de vandalisme est aujourd'hui un réflexe incontournable pour les commerçants. Le marché de l'assurance explose dans ce secteur depuis quelques années. Quelques conseils pour protéger au mieux son commerce.

Les commerçants sont parfois confrontés à des situations à risques parmi lesquelles figure le vol. Se protéger contre celui-ci ne fait pas partie des garanties dites indispensables. Souscrire un contrat pour assurer son commerce dépend de plusieurs facteurs. La convoitise que peuvent susciter les marchandises vendues apparaît bien entendu comme un facteur décisif: un marchand de fruits ne s'expose pas aux mêmes risques qu'un vendeur de téléphones mobiles. De même, la zone géographique dans laquelle se trouve votre commerce expose plus ou moins ce dernier aux larcins et incivilités. Dans tous les cas, mieux vaut prévenir que guérir. « Un commerçant n'a pas l'obligation de souscrire un contrat pour protéger son commerce contre le vol. Mais sans assurance, ce sinistre peut s'avérer préjudiciable et peut même mettre en cause la pérennité de l'entreprise si celle-ci n'a pas les épaules assez solides pour racheter le stock », signale Marianne Moizard, responsable souscription artisans et commerçants chez Thélem Assurances.

Reste à choisir, parmi la pléthore d'acteurs, le bon interlocuteur et les garanties qui correspondent à vos besoins. « Dans la majorité des cas, si l'activité n'est pas uniquement concernée par le risque vol, comme par exemple pour les bijoutiers, la garantie est proposée dans le cadre de contrats multirisques professionnels », explique Olivier De Valicourt, directeur général adjoint du courtier Henri de Linares Assurances. Ces offres packagées comprennent, outre l'incendie, des garanties couvrant le vol, les dommages aux biens immobiliers et mobiliers, les espèces, billets et chèques. A noter également que la garantie vandalisme est souvent rattachée à la garantie vol. A vous de vérifier que ce point est couvert en toutes circonstances, sans qu'il y ait forcément vol ou tentative de vol. « Ce n'est pas un détail car parfois les actes de vandalisme, comme du matériel détérioré, peuvent avoir des conséquences beaucoup plus néfastes sur l'activité que le seul vol », précise Olivier De Valicourt. Attention, le vol à l'étalage n'est jamais couvert par les assurances.

Adapter son contrat au risque

Avant de faire votre choix, exigez que l'assureur se déplace dans votre boutique pour qu'il se rende compte de votre activité, de votre zone d'implantation, de l'étendue des biens à assurer, de la nature et de la valeur déclarée de votre marchandise, et de la protection existante. « C'est de ces différents paramètres que dépendra, entre autres, la prime d'assurance », explique Jean-Pierre Sarrazin responsable commerçants chez le courtier Verspieren. Néanmoins, les compagnies possèdent chacune leur politique d'indemnisation et de prix, notamment pour la franchise qui représente le montant résiduel demeurant à votre charge en cas de sinistre. Si le prix de la franchise doit rester supportable pour votre entreprise, sachez que plus celui-ci est bas, plus les cotisations sont chères. « Mais le critère du prix seul ne suffit pas, insiste Jean-Pierre Sarrazin. Il faut également que les garanties correspondent à la réalité du commerce. Autre point important à prendre en compte: la variabilité des stocks. Dans le meilleur des cas, il faut que le commerçant puisse garantir un montant suffisant pour couvrir le sinistre maximal qu'il pourrait subir. Mais, selon ses moyens et son degré de protection contre le vol, il peut choisir d'assurer une partie réduite de son stock. » Même son de cloche pour Marianne Moizard qui conclut: « Un commerce est une cellule vivante. Le contrat doit inclure des clauses adaptées à l'évolution des stocks selon la saisonnalité de l'activité. »