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3 QUESTIONS A Stéphane Teasdale, vice-président du Conseil québécois de la franchise

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Au service de la franchise depuis 1984, le Conseil québécois de la franchise (CQF) compte près de 800 membres, franchiseurs, franchisés et fournisseurs de biens et services. Il s'est doté en janvier dernier d'un code d'éthique en 15 points. Son but? Donner à ses adhérents des lignes directrices sur les bonnes pratiques à suivre pour réussir en franchise.

 

1. Pourquoi créer un code d'éthique?

La Province de Québec n'a pas de législation spécifique en matière de franchise. Les franchiseurs suivent donc le Code civil du Québec, ainsi que les lois fédérales de l'Etat du Canada. Mais celles-ci ne légifèrent pas sur les bonnes pratiques d'affaires spécifiques à la franchise. Le code d'éthique du Conseil québécois de la franchise (CQF) vise donc à combler ce vide. Il propose des normes et bonnes pratiques aux différents acteurs du commerce franchisé.

2. Quelles sont les grandes lignes de ce code?

Nous pourrions résumer les axes du code d'éthique en quatre points. Plus de transparence vis-à-vis du futur franchisé. Des règlements à l'amiable pour les différents entre franchiseurs et franchisés. Favoriser la consultation de professionnels financiers, juridiques et d'affaires, pour développer les réseaux. Enfin, les franchiseurs doivent prendre soin de sélectionner leurs franchisés selon certaines compétences commerciales (gestion, marketing...) et morales (respect des clients, honnêteté...). Bref des bonnes pratiques qui devraient simplifier et rendre moins opaques les relations entre franchisés et franchiseurs.

3. Quels risques encourent ceux qui ne suivront pas votre code d'éthique?

La signature du code n'est pas obligatoire pour les franchiseurs, mais elle est fortement encouragée. Ceux qui refusent de s'y plier encourent un rejet ou un non-renouvellement de leur adhésion au CQF. Les membres de notre groupe gagnent ainsi en crédibilité. Ils peuvent également se servir de ce code d'éthique comme d'un outil de marketing à mettre en valeur auprès de leur clientèle. Avec les bonnes pratiques qu'il distille, il peut aussi constituer un outil de gestion très utile. Depuis janvier, nous avons d'ailleurs constaté que les franchiseurs suivent généralement nos règles.